Bonsoir les sportifs : le e-sport, un phénomène qui est là pour rester

Bien malin celui qui aurait pu prédire que les descendants de Pac Man, Mario et Zelda attiseraient un jour la compétition et attireraient l’attention au point où l’on en arriverait à renommer ces jeux électroniques e-sports. Pourtant, depuis environ une quinzaine d’années –  et plus récemment au Québec – le e-sport s’est imposé comme une discipline à part entière qui reprend, au passage, les codes et les prétentions économiques des sports plus traditionnels. De la Corée du Sud, épicentre du phénomène, jusqu’aux impressionnants tournois que l’on retrouve en Europe ou au sud de la frontière canadienne, le sport électronique attire aujourd’hui des foules et des investisseurs prestigieux. Un certain Michael Jordan est d’ailleurs l’un d’eux, désireux de profiter de cette manne.

Les compétitions de jeux vidéo entre plusieurs joueurs, en ligne ou devant un auditoire, profitent sans aucun doute des nombreux jeux multijoueurs que l’on retrouve sur le marché. Les adeptes peuvent désormais se mesurer aux autres et, s’ils le souhaitent, rejoindre des équipes, des ligues et des championnats d’envergure mondiale. Certains joueurs de salon peuvent alors gravir les échelons, profiter de la présence de commanditaires et gagner leur vie grâce aux cachets et aux bourses qui leur sont versés. Au Canada, Carl-Edwin Michel, président et cofondateur de la Canadian League of Games et président-directeur général de Northern Arena, est l’un des principaux leaders d’une communauté de plusieurs milliers de joueurs. Adepte de jeux vidéo depuis son enfance, il est derrière la mise sur pied d’événements qui ont réuni des milliers de joueurs, notamment au Centre Bell et au Convention Center de Toronto, mais qui ont surtout généré des centaines de milliers de visionnements. M. Michel participe activement à la mise sur pied d’événements qui permettent de soutenir le phénomène tout en créant des lieux de rassemblement pour une communauté qui profitent de la présence de nombreux développeurs en terre québécoise.  Sa conférence, présentée en clôture de la JIQ, sera l’occasion de mieux comprendre ce phénomène et surtout, de constater tout le potentiel pour l’industrie des TI.

Des défis…technologiques

Il ne faut pas s’étonner que l’univers des TI s’intéresse de près au phénomène du e-sport. Contrairement aux sports plus traditionnels, le succès de cette « discipline » ne repose pas que sur la présence d’une solide structure organisationnelle et d’un marché de commanditaires. Pour réussir, le sport électronique a absolument besoin de miser sur le développement technologique. Ainsi, le développement d’un réseau Internet haute vitesse, voire très haute vitesse, est notamment nécessaire pour populariser la pratique de jeux multijoueurs et le développement d’applications de réalité virtuelle permet d’améliorer l’expérience des joueurs.

Enfin, il est important de souligner que le sport électronique participe également au développement des TI. Par exemple, l’intelligence artificielle qui anime les personnages de jeux est souvent spécifiquement orientée pour favoriser la victoire. Cette même approche se retrouve dans des situations bien réelles et pourrait, selon certains, constituer une partie du code des voitures autonomes.